Partie 5 - La maîtrise des risques liés aux activités interventionnelles
5/1 - Les activités interventionnelles
- 5/1.1 - Les risques liés aux activités interventionnelles pour les patients et pour les professionnels de santé
- 5/1.2 - Les exigences réglementaires relatives aux pratiques professionnelles et au fonctionnement dans les blocs opératoires et structures apparentées
- 5/1.3 - Les exigences réglementaires relatives aux pratiques professionnelles, aux structures et au fonctionnement en anesthésie
- 5/1.4 - Les principales références professionnelles (hors réglementation) relatives aux activités interventionnelles
- 5/1.4.1 - La chirurgie
- 5/1.4.2 - Sécurité anesthésique
- I - Mortalité anesthésique et concept de sécurité anesthésique
- II - Enquêtes sur la mortalité anesthésique
- III - Haut comité de santé publique – Sécurité anesthésique
- IV - Années 1990 – 2000
- V - Mortalité évitable et analyse des risques
- VI - Sûreté de fonctionnement et retour d'expérience
- VII - Management de la sécurité
- VIII - Gestion transversale des risques et accréditation des médecins
- IX - Le bilan des modalités de progrès
- X - Conclusion
- 5/1.4.3 - Endoscopie digestive
- I - Règlementations en salle d'endoscopie
- II - Pratiques professionnelles
- III - Réalisation des actes d'endoscopies digestives
- IV - Réglementations pour le personnel de salle d'endoscopie
- V - Réglementation pour la réalisation des actes au bloc
- VI - Dispositifs médicaux (DM)
- VII - Accréditation des médecins
- VIII - Antibioprophylaxie en endoscopie digestive
- IX - La désinfection du matériel en endoscopie digestive
- X - Recommandations de l'ASGE sur la sédation
- 5/1.4.4 - Gestion des risques en radiologie interventionnelle
- I - Recommandations concernant l'expertise du personnel en radiologie interventionnelle
- II - Gestion des risques en radiologie interventionnelle
- III - Hygiène, équipement et matériel de radiologie interventionnelle
- IV - Environnement du secteur interventionnel
- V - Référentiel risque
- VI - Situations à risques, EPR
- VII - Optimisation des doses en radiologie vasculaire et interventionnelle
- VIII - Programme de la spécialité
- IX - Radiologie interventionnelle en cancérologie
- X - Conclusion
- 5/1.4.5 - La cardiologie interventionnelle
- 5/1.5 - Chirurgie ambulatoire
- 5/1.6 - Secteur naissance : qualité et sécurité
- I - Exigences réglementaires
- II - Management de la qualité et des risques
- III - Gestion des dispositifs médicaux
- IV - Examens de laboratoire et d'imagerie
- V - Sécurités anesthésique et chirurgicale
- VI - Système d'information
- VII - Prises en charge des parturientes
- VIII - Prise en charge des nouveau-nés
- IX - Évaluation
- 5/1.7 - Facteur humain au bloc opératoire
5/1.1 - Les risques liés aux activités interventionnelles pour les patients et pour les professionnels de santé
1.1 - Activités interventionnelles et risques pour les patients
1.1.1 - Les activités chirurgicales
L'analyse du risque opératoire doit prendre en compte des risques de trois natures, le risque lié au type de chirurgie, le risque lié à l'état du patient et le risque anesthésique.
Tout patient candidat à une intervention chirurgicale encourt un risque opératoire. Ce risque est marqué par la survenue de complications per et postopératoires qui mettent en jeu le succès de l'intervention, la guérison voire la vie du patient. Trois facteurs principaux interviennent dans ce risque opératoire : le type de chirurgie, l'état du patient (terrain), l'anesthésie.
I - Le risque lié au type de chirurgie
Si seules les enquêtes épidémiologiques permettent d'évaluer objectivement la morbidité et la mortalité globales liées à l'activité chirurgicale, chaque équipe chirurgicale établit ses propres statistiques portant sur la morbidité et la mortalité opératoires pour l'ensemble de son activité ou pour un type d'intervention donné.
Toutes les interventions ne présentent pas un risque identique. La durée, l'importance du délabrement tissulaire, la localisation du geste et le caractère hémorragique de l'intervention sont des facteurs majorant le risque opératoire. Les risques les plus élevés se rencontrent en neurochirurgie, en chirurgie cardiothoracique et en chirurgie digestive sus-mésocolique. Ce risque est faible pour la chirurgie de surface ou la chirurgie mineure.
La chirurgie en urgence présente un risque plus élevé que la chirurgie programmée.
Il existe aussi une relation inverse entre activité et mortalité après chirurgie programmée.
II - Le risque lié à l'état du patient
Le terrain, c'est-à-dire l'état de santé du patient, en dehors de l'affection motivant l'intervention, constitue l'élément majeur du risque opératoire.
L' American Society of Anesthesiologists (ASA) a mis au point un système de classification des patients en cinq groupes ( cf. ...