À un an des prochaines élections municipales, la sécurité constitue un enjeu important pour près de la moitié (48 %) des maires, une priorité même pour 19 % ; pour l’autre moitié (52 %), la sécurité est un sujet parmi d’autres. C’est principalement en Île-de-France (77 %) et dans les communes de 10 000 habitants et plus (82 %) que les élus interrogés considèrent la sécurité comme un sujet important pour le scrutin municipal de 2026. Ces chiffres émanent d’un sondage réalisé par l’Ifop pour le Centre de réflexion sur la sécurité intérieure (CRSI) sur « Les maires et l’insécurité ». Mené auprès d’un échantillon de 504 maires (ou adjoints à la sécurité), représentatif de l’ensemble des maires de France, ses résultats ont été rendus publics le 30 mars 2025. Les entretiens ont été réalisés par téléphone du 20 février au 15 mars 2025.
Par ailleurs, près des trois quarts (74 %) des maires appellent de leurs vœux une simplification des procédures administratives pour faciliter l’installation de caméras de surveillance par les municipalités dans leur commune. Et ils sont près des deux tiers (65 %) à souhaiter que les policiers municipaux puissent pratiquer des contrôles d’identité et la fouille de véhicule ou d’individu, comme le font les policiers nationaux ou les gendarmes.
Pour des policiers municipaux et des gardes champêtres armés
Selon le sondage Ifop-CRSI, 15 % des communes disposent aujourd’hui d’une police municipale ou de garde(s) champêtre(s). Et, 62 % des élus locaux interrogés estiment que le contexte local de leur commune nécessite que la police municipale ou les gardes champêtres soient armés.
Un sentiment d’abandon de l’État en matière de sécurité
En matière de sécurité, plus de la moitié des maires (56 %) expriment un sentiment d’abandon de l’État et déclarent devoir pallier, en tant que commune, cette absence ou cet abandon de l’État. Par ailleurs, la quasi-totalité (93 %) des élus locaux estiment souhaitable que les personnes qui sont « fichées S », c’est-à-dire faisant l’objet d’un suivi policier pour menace à la sûreté de l’État et qui résideraient dans leur commune, leur soient systématiquement signalées. Dans le même temps, presque neuf maires sur dix (89 %) souhaitent que l’installation par l’État de réfugiés dans une commune reçoive obligatoirement l’aval du maire et du conseil municipal de la commune concernée.