Ce projet concerne principalement les séries sciences et technologies industrielles (STI) et sciences et technologies de laboratoire (STL). Selon Luc Chatel, il s’agit de permettre à davantage de lycéens de s’orienter vers des formations technologiques et scientifiques de l’enseignement supérieur. Les séries STI et STL seraient réorganisées en six baccalauréats au total, contre dix-sept actuellement. Les enseignements seraient structurés en trois groupes : des matières générales renforcées (deux langues vivantes, contre une actuellement) et communs à tous les baccalauréats, des enseignements technologiques pour partie communs et pour partie spécifiques à chaque baccalauréat, un accompagnement personnalisé pour tous les élèves.
Face au refus du ministère d’envisager l’amélioration du taux d’encadrement, le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) s’est exprimé massivement contre le projet. La FCPE, première fédération de parents d’élèves, résume ainsi la situation : « Le ministre est resté sourd aux demandes réitérées de mettre les moyens suffisants pour que les élèves puissent bénéficier de dédoublements, de groupes à effectifs réduits, notamment dans le cadre des apprentissages des disciplines technologiques. » Pourtant, chacun s’accorde à dire que cette réforme était plus que nécessaire pour une filière qui ne cesse de perdre de son attractivité depuis de nombreuses années et qui doit être clairement distinguée de la voie professionnelle.
L’avis du CSE étant purement consultatif, rien n’empêche Luc Chatel d’appliquer la réforme du lycée.